Thil

Le Maréchal de Matignon

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Jacques II de THOIGNY, maréchal de Matignon fut gouverneur de Guyenne à la mort d’Henri III en 1589.

En 1590, en partant de Bordeaux, il se dirige vers le Languedoc pour soutenir l’armée catholique en lutte contre les ligueurs , avec une petite armée catholique d’environ 4000 hommes, au service du roi Henri IV, Il s’arrête à Thil et met le siège du château de Thil qui capitule immédiatement, ses murailles n’étant pas faite pour résister à une armée mais plutôt pour empêcher le brigandage.

 Il chasse la population de Thil qui rejoint la campagne. Le temps d’occupation n’est pas connu.

Il combat l’armée du Marquis de Villars, chef militaire de la ligue, qui occupe le château de Marnac de novembre 1589 jusqu’à février 1690. Finalement il dû abandonner la lutte et retourner en Guyenne.

Sources : « Histoires Générales du Languedoc », Chroniques de Mr Michel Comby, et « les Huguenots » de Jean Lestrade.

Raymond Dufaur, seigneur de Marnac

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Propriétaire du château de Marnac, il est capitoul Toulouse en 1560 et prend parti pour « la religion réformé » . Lorsque éclatent les troubles entre catholiques et protestants , véritable guerre civile en 1562, Il fut accusé d’avoir encouragé la sédition protestante qui mit à feu et à sang Toulouse. Emprisonné et soumis à de mauvais traitement, il mourut dans un cachot en 1562

Son château de Marnac fut confisqué par le Parlement.  La propriété fut restituée à ces descendants, qui avaient fait retour à la foi catholiques, après la pacification de l’édit de Nantes en 1598. Ils firent alors reconstruire la chapelle détruite et prirent le titre de seigneurs de Saint-Orens.

Dufaur de Marnac est certainement le personnage central de l’implantation Huguenote à Thil, autour du château, probablement au lieu-dit le Sabathérat.

Sources : « Histoires Générales du Languedoc », Chroniques de Mr Michel Comby, et « les Huguenots » de Jean Lestrade.

La vie et le culte de Saint Orens

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 Orens est né à Huesca en Aragon vers 370. Converti au christianisme il devint évêque d’Auch vers 410 et travaille à la conversion des païens et des hérétiques ariens en Gascogne et surtout à Toulouse alors capitale d’un royaume Wisigoth principalement chrétien ariens considéré comme hérétique.

 Il a est vénéré pendant des siècles par des processions le jour de sa fête, le 1er mai en présence des capitouls pour célébrer l’heureuse issue de la guerre gothique près de Toulouse en l’an 422 de notre ère, qui vit le roi Wisigoth de Toulouse, Théodoric vaincre, contre toute attente le général romain Littorius, grâce, dit-on aux prières de Saint- Orens

 De mœurs particulièrement pieuse et austères, il avait coutume de mortifier son corps en demeurant enchainé dans un bassin d’eau glacée. C’est probablement l’origine de la légende de « la chaîne de Saint Orens » qui était réputée garantir de la peur les enfants qui la passaient au cou. Cette tradition s’est perpétuée jusqu’aux derniers offices religieux dans la chapelle vers les années 1970.

Sources : « Histoires Générales du Languedoc », Chroniques de Mr Michel Comby, et « les Huguenots » de Jean Lestrade.

Honorat de Savoie, Marquis de Villars

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 Issu d’une noble famille Lyonnaise, catholique convaincu, sa valeur militaire et sa haute naissance lui valurent pendant les guerres de religion d’être nommé à la tête des armées de la ligue en Guyenne ; la ligue est une coalition d’inspiration catholique dirigée par le duc de Guise pour lutter d’abord contre les huguenots, puis contre Henri de Navarre et les huguenots après la mort d’Henri III.

 On est dans la huitième guerre de religion ; sollicité par les ligueurs Toulousains, le marquis de Villars lieutenant général , commandant en Guyenne pour la ligue, arrive à Toulouse en avril 1589. En novembre 1589, venant d’Aucamville, escorté d’une cinquantaine de cavaliers, il s’installa dans le château de Marnac dont il fit son quartier général pour combattre les huguenots de la région et le Maréchal de Matignon qui était à la tête de l’armée royale, catholique modéré, et qui disposait aussi d’une armée d’environ 4000 hommes.

 Il quitta Thil en février 1590, probablement après avoir chassé l’armée du Maréchal de Matignon qui occupait le château de Thil, et qui s’en retourna à Bordeaux, sa base de départ.

 Mais la guerre ne cessa qu’en 1593, date de la trêve signée avec les protestants de l’Isle Jourdain.

Sources : « Histoires Générales du Languedoc », Chroniques de Mr Michel Comby, et « les Huguenots » de Jean Lestrade.

Histoire et Légende de la Chapelle de Marnac

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La chapelle apparait dans les écrits à partir de 1538, sur le pouillé du diocèse de Toulouse, elle est indiquée annexe de l’église Saint Martin de Thil ancien nom de l’église, (actuellement Saint Laurent)

La date de construction n’est pas connue, probablement au 14ème ou 15ème siècle. Le choix du site peut surprendre, mais la continuité des cultes depuis l’antiquité sur les mêmes sites, essentiellement autour des sources considérées comme sacrées et dotées de pouvoir miraculeux, peut l’expliquer (D’après l’abbé Expert t qui officiait encore vers les années 1970 il y aurait une source entre la chapelle et le ruisseau à mi- coteaux)

Son sort bascule lors des guerres de religion au 16ème siècle. Thil faisait partie du comté de l’Isle Jourdain, bastion protestant tout comme Montauban. Par contre Grenade et Toulouse sont des bastions catholiques.

A Thil, un notable Dufaur de Marnac, qui fut capitoul de Toulouse (équivalent de conseiller municipal actuel) s’est converti à la religion protestante, et a fait beaucoup d’émule autour du château de Marnac et en particulier dans le quartier du Sabathérat. Soupçonné d’avoir soutenu les protestante en 1560 et 1561 auprès du roi, il fut emprisonné en 1562, lors de la révolte des protestants, par les parlementaires catholiques et mourut dans un cachot. Son château de Thil fut confisqué par le parlement.

En mai 1562, une armée protestante venue de l’Isle-Jourdain traversa Thil semant la ruine sur son passage ; La chapelle a été probablement détruite une première fois à cette occasion. De cette chapelle nous n’avons aucune information ;

En 1589, la chapelle se trouve encore au cœur des conflits religieux ; en effet le château de Marnac fut occupé par le Marquis de Villars, chef des ligueurs du Languedoc avec 40 à 50 cavaliers de novembre 1589 à février 1590 ( ligue catholique en lutte contre les protestants et les catholiques modérés qui soutiennent le roi Henri IV); En même temps le Maréchal de Matignon avec l’armée catholique du roi,  soutien du roi Henry IV assiège et investit le village et le château de Thil, renvoyant les habitants aux champs . Le Marquis de Villars et le Maréchal de Matignon se combattaient en réalité avec chacun une armée de 4000 hommes. Finalement Le Maréchal de Matignon s’est replié vers Bordeaux

Entre 1600 et 1650, les descendants de Raymond Dufaur, revenu à la religion catholique firent reconstruire la chapelle, avec les matériaux les plus répandus à cette époque, c’est-à-dire en terre massive : la terre brute prélevée alentour sans aucun tri ou traitement était étalée en lits successifs d’épaisseur de 13 à 15 cm, chaque couche séparée par des végétaux à corps creux comme de la paille, genêts, ou bruyère, pour faciliter l’écoulement d’eau et donc diminuer le temps de séchage. Quelques fois les bâtisseurs utilisaient la technique du coffrage pour faciliter le maintien de la terre.( on parle alors de bauge coffrée)

Une partie du mur sud actuel est encore en terre massive, datant certainement de cette époque, c’est-à-dire le milieu du 17ème siècle A cette époque la chapelle était dite ‘orientée », c’est-à-dire le chœur tourné à l’est contrairement à la situation actuelle.

Vers 1840, la chapelle certainement en très mauvaise état, reçu d’importantes modifications : le bâtiment fut prolongé de 3 m, l’ancien portail d’entrée sur le mur ouest fut comblé et la chapelle ‘occidentalisée », le chœur se trouvant reporté à l’ouest. On construisit alors l’élégant clocher en briques, de forme dite en « queue de Morue », unique dans la région, Une cloche a été rajouté, sur laquelle sont inscrit le nom de la marraine : Germaine Dufaur de Marnac, et du parrain, Jean Joseph Thérèse Denis d’Albis de Belvèze.

Depuis cette époque, la chapelle fait l’objet d’un pèlerinage au mois de mai ; une imposition de chaînes dorées autour du cou des jeunes enfants devait les protéger contre la peur, car la légende disait que Saint Orens, par volonté de mortification se plongeait jusqu’à mi-corps dans un bassin d’eau froide, ceint d’une lourde chaîne de fer.

Centenaire de l’armistice

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1918  –  2018 – Centenaire de l’armistice

Hommage aux Soldats de la Première Guerre Mondiale, Morts pour la France ou conscrits de l’armée d’active, de l’armée de réserve et de l’armée Territoriale .

Ils étaient le plus souvent cultivateurs, propriétaires, métayers ou ouvriers agricoles. Ils ont quitté leurs familles et leurs terres pour rejoindre l’enfer de Verdun, de Craonne, du Chemin des Dames, de Bertrix, d’Ypres et bien d’autres.

« Ils ont écrit l’histoire avec leur sang, ne les oublions pas » 

VOICI LEUR PARCOURS…

Soldats-14-18-
Soldats-14-18-

Labellisé « MISSION CENTENAIRE »

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Les du Barry de Lesquerron

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Des anciens notables de Thil, les du Barry de Lesquerron

 Le nom de du Barry a été illustré par la courtisane qui fut la dernière passion de Louis XV vieillissant. On sait qu’elle fut avant le roi, la maîtresse de Jean du Barry, dit le Roué, Seigneur de Cerés (entre Lévignac et Montaigut) et originaire de Lévignac. Cadet de famille peu encombré de scrupules, il partit chercher fortune à Paris dans le courant du XVIIIème siècle, et réussit à introduire sa protégée, Jeanne Becus dans l’intimité du Roi de France. Pour lui donner une apparence de noblesse et d’honorabilité, il lui fit épouser son frère Guillaume, résident au château de Lévignac, lui-même étant déjà marié. Cette histoire est bien connue et nous ne nous attarderons pas ; ce qui l’est moins est l’origine de cette famille et le fait qu’une de ses branches, les du Barry de Lesquerron a longtemps résidé à Thil. Lire la suite »

Une vieille maison de Thil « Le château de Laffont »

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Première mention dans les écrits.

Le plus ancien livre terrier commun à Thil et à Bretx (1515), mentionne le nom de Supéry de Laffont, propriétaire à Thil. Au siècle suivant, son ascendant Guillaume, fit construire vers 1550, une maison sur le domaine qu’il possédait au nord-ouest de la commune. Cette importante bâtisse, construite en briques, comportait selon l’usage des locaux d’habitation situés à l’étage, sur un rez de chausée consacré aux besoins domestiques ; elle était accolée de dépendances et d’un pigeonnier carré surmonté d’un toit à quatre pentes. On rejoignait le village de Thil en empruntant  » le cami nau « , qui pris le nom de  » chemin de Laffont « , nom conservé de nos jours.

de Laffont ,livre terrier de 1515, Bretx-Thil
de Laffont ,livre terrier de 1515, Bretx-Thil

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Une ancienne culture à Thil : Le lin

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 le lin dans l’antiquité et au moyen-âge

La culture et l’utilisation du lin étaient autrefois d’une importance plus grande que nos jours. A l’origine, on fabriquait avec cette plante des espèces de cordages, puis, moyennant un traitement assez compliqué, on en fit une toile qui servait à confectionner du linge fin et des habits. Lorsque les romains firent la conquête des Gaules, les champs de lin les frappèrent d’admiration ; César, dans ses commentaires ne manque pas de décrire le  » sagum  » de nos ancêtres, habit fait en fils de lin. Lire la suite »